4 fiches
Quatre services qui annoncent la messagerie instantanée, et ce qu'un récit tapé garde de plus qu'un récit parlé.
Ouvrir la rubriqueRépertoire des formats de consultation
Vous venez de vous réveiller avec une image nette et vous avez peut-être dix minutes avant que la journée commence. La question qui se pose d'abord n'est pas celle du sens de l'image : c'est celle de la forme sous laquelle vous allez la confier, parce que cette forme décide de ce qui restera de l'image une fois que vous aurez fini de la dire.
4 formats annoncés, 12 fiches relevées sur des points identiques. Le rangement n’indique aucune préférence.
4 fiches
Quatre services qui annoncent la messagerie instantanée, et ce qu'un récit tapé garde de plus qu'un récit parlé.
Ouvrir la rubrique2 fiches
Deux services rattachés à une ville, et le relevé d'une page de résultats qui ne mène jamais là où le lecteur croit aller.
Ouvrir la rubrique5 fiches
Les mauvaises nuits tombent quand rien n'est ouvert : cinq fiches, et une seule disponibilité chiffrée sur les douze du comparatif.
Ouvrir la rubrique1 fiche
La rubrique des significations déjà publiées : une union nocturne, douze formulations, et le seul service des douze à publier ses propres pages de sens.
Ouvrir la rubriqueQuatre entrées se partagent ce comparatif, et elles ne répondent pas à la même contrainte. L'une porte sur l'échange écrit, qui laisse une trace relisible ; une autre sur les consultations rattachées à une adresse, qui supposent un déplacement et un créneau ; la troisième sur les nuits où la question tombe à une heure qui ne s'accommode d'aucun horaire ; la dernière sur les significations déjà publiées, qui se lisent sans rien demander à personne. Les douze fiches réunies ici décrivent des formes annoncées, lues sur les pages publiques des services, et aucune ne rend compte d'une consultation passée.
C'est le fait le mieux établi de tout ce domaine, et c'est aussi celui que les pages de signification mentionnent le moins : la matière sur laquelle elles travaillent est périssable, et elle périt vite.
Le repère initial est un article paru dans la revue Science en 1953, signé d'Eugene Aserinsky et de Nathaniel Kleitman : ils y décrivent des périodes de mouvements oculaires rapides pendant le sommeil et les associent au fait de rêver. La seconde étape vient de William Dement et du même Kleitman, en 1957 : réveillé pendant une de ces périodes, un dormeur rapporte un récit détaillé ; réveillé en dehors, il n'en rapporte presque rien.
Le second résultat est celui qui compte pour le format d'une consultation. Il ne dit pas qu'un songe a un sens ni qu'il n'en a pas : il dit que l'accès au récit dépend du moment où on le demande. Entre le réveil et la mise en mots, il y a une fenêtre, et personne n'a de protocole pour la rallonger.
Si la matière s'appauvrit avec le délai, alors tout ce qui allonge le délai appauvrit la consultation : chercher un service, comparer des pages, créer un compte, attendre un créneau. Un échange obtenu dans la demi-heure ne porte pas sur le même objet qu'un échange obtenu trois jours plus tard — non pas parce que l'un serait meilleur, mais parce que le récit disponible n'est plus le même.
C'est pour cela que ce comparatif range par forme et non par sujet. La forme est ce qui décide du délai, et le délai est la seule variable de ce domaine dont l'effet soit documenté.
Dans la famille de recherches qui ouvre ce comparatif, une image domine largement toutes les autres : le chat, avec 2 400 recherches mensuelles sur la formulation la plus courte et 4 270 en additionnant les onze variantes de la même famille.
Ce volume recouvre deux demandes distinctes, et la page de résultats le montre. Une partie des gens cherche le sens d'un chat apparu dans leur nuit. Une autre partie cherche à savoir si l'animal qui dort sur le canapé rêve lui-même, et les pages qui répondent à celle-là sont des sites animaliers. Les deux demandes partagent les mêmes mots sans partager quoi que ce soit d'autre, ce qui vaut d'être dit avant d'ouvrir la rubrique.
L'offre de signification fonctionne presque partout sur le même principe : une image, une entrée, un sens. Ce principe a été contesté par les deux auteurs que ces mêmes pages citent le plus volontiers, ce qui mérite d'être relevé.
Le plus ancien manuel grec conservé sur le sujet, l'Oneirocritica d'Artémidore de Daldis, date du deuxième siècle. Son principe de travail est explicite et il est répété d'un livre à l'autre : la même image ne vaut pas la même chose pour deux personnes, et l'interprète doit connaître le métier, la condition et les habitudes de celui qui rapporte le songe avant de se prononcer.
Autrement dit, le plus vieux texte de la discipline pose en préalable une information que seule une conversation procure. Il ne fournit pas une table ; il fournit une méthode qui exige un interlocuteur.
L'Interprétation du rêve de Sigmund Freud paraît fin 1899, avec 1900 sur la page de titre. Son premier geste est de distinguer deux manières de procéder et d'en écarter une : la méthode du déchiffrement, qui substitue à chaque élément un sens fixé d'avance par une clé, est explicitement abandonnée au profit des associations que le rêveur produit lui-même sur son propre récit.
Les travaux de Carl Gustav Jung sur le rêve, publiés à partir des années 1910, introduisent la notion d'archétype sans lever cette exigence : chez lui aussi, l'association du rêveur passe avant toute signification générale. Deux auteurs que les pages de symboles invoquent constamment ont donc l'un et l'autre refusé le dispositif qu'on leur attribue.
Il en découle une limite que ce comparatif assume plutôt qu'il ne la masque. Publier une table d'images serait facile, et ce serait publier exactement ce que les trois autorités du domaine ont écarté. Les significations qui apparaissent dans les rubriques sont donc rapportées comme des traditions, avec leur source et leur date quand elles en ont une, et jamais présentées comme un résultat.
Le barème d'un autre instrument de consultation se lit sur le barème des tarifs de pendule de voyance-frederic.com, où les montants affichés sont relevés poste par poste : un poids suspendu à un fil ne porte aucune image et ne se range pas dans une table de symboles, ce qui en fait un point de comparaison utile sur la question du tarif plutôt que sur celle du sens.
Les entrées de ce comparatif ne classent pas des méthodes : elles classent des situations de lecteur. Ce qui les sépare est une contrainte — l'heure, le trajet, la discrétion, le temps dont on dispose — et jamais une technique. Deux services voisins dans ce rangement peuvent donc travailler de façon opposée, et deux services éloignés travailler de la même manière ; l'ordre d'affichage ne renseigne sur aucun des deux.
Un récit tapé dans une fenêtre de messagerie se compose lentement, se corrige, et subsiste après l'échange. Il n'exige pas de parler, ce qui compte quand on écrit depuis un endroit où l'on n'est pas seul. Quatre des douze services relevés annoncent un échange par messagerie instantanée.
Une consultation rattachée à un lieu suppose un trajet, un créneau et donc un délai. Trois des douze pages nomment une ville — Brest, Orléans, Paris —, deux indiquent la France sans plus de précision, et sept n'indiquent aucune zone.
Un mauvais songe réveille à une heure où presque rien n'est ouvert. Sur les douze pages lues, une seule affiche une disponibilité chiffrée — 24 h sur 24 — et onze n'indiquent aucune plage horaire. Deux pages promettent par ailleurs une mise en relation immédiate, ce qui renseigne sur l'attente et pas du tout sur l'heure.
Dernière forme, et la seule qui ne demande rien à personne : la page de signification qu'on lit seul. Un service du lot en annonce, un seul, et c'est le même qui propose d'apprendre à lire par soi-même.
Les douze services ont été lus sur les mêmes points : la forme annoncée, la disponibilité affichée, le tarif affiché, la zone indiquée, l'inscription demandée. Les comptes ci-dessous portent sur ces douze pages et sur rien d'autre.
Les montants relevés vont de 0,6 € à 100 €, et ils ne mesurent pas la même chose : certains tiennent d'une base à la minute, d'autres d'un prix de prestation, et un service en aligne cinq, de 40 € à 100 €. Cinq pages n'affichent aucun montant, ce qui laisse le lecteur sans point de comparaison avant d'appeler.
C'est l'absence la plus parlante du relevé, et elle vaut d'être écrite : sur les douze fiches de services, le relevé ne porte ni le mot rêve, ni songe, ni cauchemar, ni sommeil. Ce vocabulaire est celui de la demande, pas celui de l'offre. Le relevé portant sur la forme annoncée et non sur le détail des contenus, son silence sur ce point est d'abord le silence du relevé ; il reste que pas une seule page n'annonce d'entrée consacrée à la nuit.
Un point manque sur les douze pages sans exception : aucune n'affiche de délai de réponse chiffré. Huit n'ont aucun sous-titre sur leur page d'accueil, cinq ne décrivent pas leur déroulé dans leurs intertitres, et deux n'annoncent aucune trace écrite de l'échange. Ces blancs sont des silences de pages, pas des défauts constatés : ce qu'un service ne publie pas n'apparaît pas dans sa fiche.
Le vocabulaire de ce secteur varie d'une page à l'autre sans qu'aucune définition soit partagée, et une même prestation s'y annonce sous trois intitulés. Un mémento des notions de voyance sur voyances.net fixe le sens de ces termes un par un, ce qui permet de lire les intitulés relevés ici sans leur prêter plus de précision qu'ils n'en ont réellement.
Trois états pour chaque point d’une fiche, et pas de quatrième. Ce répertoire ne complète pas les silences : il les signale et s’arrête là.